Qu'est-ce qu'un système d'isolation Un sysème d'isolation désigne généralement un ensemble de techniques mises en oeuvre pour limiter les transferts de la chaleur entre un milieu chaud et un milieu froid en utilisant un isolant thermique. On retrouve de l'isolation thermique dans:
Comment interviennent les transferts de chaleur? Les échanges de chaleur entre deux milieux peuvent intervenir:
L'isolation consiste à interposer un dispositif visant à réduire un ou plusieurs de ces modes d'échange de chaleur. L'isolation d'un bâtiment permet de diminuer les échanges de chaleur entre l'intérieur du bâtiment et l'environnement extérieur, et ainsi diminuer les besoins de chauffage et, le cas échéant, de climati- sation. Cette isolation doit être pensée en fonction des contraintes climatiques du lieu où se situe le bâtiment. L'isolation thermique est le principe de base de la maison passive. Elle emprisonne la chaleur à l'intérieur en hiver et garde la maison fraîche en été. La lutte contre le gaspillage d'énergie passe par l'isolation thermique des bâtiments chauffés. Au Canada, et dans de nombreux pays, elle fait l'objet de réglementations. L'isolation est obligatoire dans les nouvelles constructions et fortement recommandée dans la rénovation de bâtiments car c'est un moyen efficace de réduire les dépenses de chauffage et de climatisation tout en améliorant le confort et un environnement sain. On considére un bâtiment comme un récipient percé de différentes sortes de trous par:
On aura donc intérêt à colmater simultanément et de façon équilibrée chaque sorte de trou. Toutefois une sur-isolation peut ne pas s'avérer rentable, tant par le coût des matériaux supplémentaires que par la place occupée par l'isolation. Quel sont les sources d'évasion de la chaleur? Dans un bâtiment non isolé, les valeurs moyennes des sources de déperdition de chaleur sont les suivantes:
Le Système d'Isolation P2000 Le Système d'Isolation P2000 a été conçu comme moyen de produire un produit isolant unique en polystyrène expansé/moulé (EPS) qui a pour effet de traiter des questions courantes qui sévissent dans les produits conventionnels d'iso- lation lorsqu'ils sont installés dans une enveloppe de bâtiment pour:
Isolation des murs Malgré son épaisseur rassurante, un mur de pierre de 70 cm (27 pouces et 1/2) d'épaisseur est équivalent à 1 cm (1/4'') d'épaisseur de fibre de verre sur le plan de l'isolation thermique, la conductivité thermique de la pierre étant beaucoup plus élevée que celle de l'air emprisonné entre les fibres de verre. Un mur non isolé est froid et favorisera la condensation de la vapeur d'eau, donc le développement de moisissures. Les méthodes d'isolation des murs Il existe 3 principes pour réaliser l'isolation thermique d'un mur, ils diffèrent par l'usage projeté de l'habitation: 1. L'isolation intérieure. Cette solution, la plus répandue, est aussi la plus facile à mettre en oeuvre nécessite généralement un isolant thermique rigide minimal de 12,7 mm (1/2'') d'épais- seur avec un pare-air et un pare-vapeur intégré en un seul produit. L'isolation intérieure sera choisie pour les cas de rénovations ( lorsqu'il est impossible d'intervenir sur l'extérieur du bâtiment) et pour les résidences secondaires. Dans ce dernier cas, l'occupation intermittente ne permet pas de chauffer durablement la masse thermique des murs. L'isolation inté- rieure laisse donc le mur à l'extérieur de la zone isolée et permet une montée en chauffage rapide adaptée à un usage temporaire. Elle a l'avantage (qui est aussi un inconvénient dans certain cas) de ne pas présenter d'inertie thermique. La contrepartie de l'isolation intérieure est une réduction de l'espace intérieur et la présence de nombreux ponts thermiques restant à traiter. 2. L'isolation extérieure. Cette solution, souvent plus coûteuse, nécessite généralement un isolant thermique rigide d'une épaisseur minimale de 25,4 mm (1'') d'épaisseur avec un pare-air et pare- vapeur intégré en un seul produit. L'isolation extérieure est plus adaptée à l'isolation des résidences principales. Elle permet de con- server la masse thermique du mur à l'intérieur de l'enveloppe isolée. L'habitation, chauffée en con- tinu, monte en température lentement dans toute sa masse mais se refroidit faiblement lorsqu'elle est inoccupée. L'isolation extérieure est par contre difficile à mettre en oeuvre sur certains édifices anciens (pier- re apparente, façades ouvragées, etc.) et nécessite presque toujours l'intervention de profession- nels qualifiés. On choisira cette dernière solution si les dépenses de chauffage sont importantes car l'isolation obtenue est forte. Une isolation extérieure est intéressante car elle n'empiète pas sur la partie habitable de la résidence. Son épaisseur, donc son efficacité, minimale de 25,4 mm (1'') supprime facilement les ponts thermiques (abouts de planchers...) sauf au niveau des fondations. Une épaisseur de 25,4 mm (1'') d'un isolant thermique rigide extérieur avec son pare-air et pare-vapeur intégré équivaut à 50,8 mm (2'') du même isolant intérieur. On l'utilise principalement en construction neuve ainsi qu'en rénovation complète des murs extérieurs d'un bâtiment. 3. L'isolation intégrée au matériau porteur. Cette solution permet d'isoler et de construire des murs avec des matériaux épais qui sont à la fois isolants et porteurs. Dans le cas d'une construction neuve, l'isolant intégré est la meilleure solution à adopter. Il s'agit de murs mono-mur tel que de béton cellulaire et autres techniques de murs porteurs isolés. Le coût est bien sûr nettement plus élevé (environ 40%) que la structure en cadre brut de bois ou d'acier. Isolation des planchers Pour plancher, on entend le sol sur lesquel on circule: dalle de béton, ou plancher sur solives avec vide sanitaire. Le plafond d'un niveau correspond évidemment au plancher de l'étage supérieur. L'isolation thermique des planchers sans sous-sol est important pour le confort (en gardant les pieds au chaud) et pour l'économie d'énergie dans le cas d'une dalle chauffante. L'isolation des planchers combat deux causes de déperdition thermique: a) pertes de chaleur vers l'étage inférieur non chauffé (sous-sol, vide sanitaire, terre-plein...); b) pertes de chaleur par ponts thermiques (voir cette section). Du fait que l'air chaud a tendance à s'accumuler au plafond et que la différence de température entre sous-sol et volume habitable est moins important en hiver qu'entre l'extérieur et volume habi- table, l'épaisseur de l'isolation thermique nécessaire est plus faible (de l'ordre de 6 cm (2 pouces et 1/3) en plancher par rapport à 10 cm à 20 cm (3 pouces et 15/16 à 7 et 13/16 dans les combles). Pour isoler un plancher on peut: a) soit isoler la sous-face de celui-ci en fixant des panneaux isolants au plafond du niveau infé- rieur ou en utilisant une dalle avec hourdis isolants; b) soit réaliser une chape isolante (béton avec granulats isolants), une dalle flottante sur polystyrè- ne expansé/moulé à haute densité (cas de dalle chauffante). Isolation sous les toits Comme l'air chaud monte par convection, la température est plus élevée au plafond et il est donc logique de placer une couche d'isolant plus épaisse dans les combles que sur les murs. Sous le toit les entrées d'air doivent être plus spécialement traitées car il n'y a pas d'étanchéité des murs. La couche d'isolant doit être protégée contre les intrusions de la fouine, en fermant à l'aide d'un gril- llage solidement fixé l'espace entre les chevrons au niveau de la sablière. Plusieurs solutions sont possibles pour l'isolation sous le toit, en fonction de la résistance thermique souhaitée et de l'espace disponible: a) peu d'espace et isolation faible entre les chevrons de 5,08 cm par 10,16 cm (2'' par 4'') avec 15,24 cm (6'') de laine de verre recouvrant les chevrons - panneaux en polystyrène expansé/ moulé de haute densité de 9,525 (3/8'') d'épaisseur avec pare-air et pare-vapeur réfléchissant in- tégré et fixé sous les chevrons, peu coûteux et faible efficacité en pratique, Facteur-R de 25,252 et une performance de R-34.88 | ||||||||
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